Tout à l'heure, dans le site Showbizz:
Enregistrer une nouvelle chanson n'est jamais un gage de succès. Parfois, les attentes élevées ne donnent rien; d'autres fois, c'est la surprise.
Mais pour le groupe Green Day, il ne faisait aucun doute lors de l'enregistrement de leur album American Idiot que ce serait un succès. En fait, ils le considéraient déjà comme leur meilleur. Les critiques et les autres musiciens leur ont donné raison par la suite. L'album s'est rapidement vendu à 2,1 millions d'exemplaires aux Etats-Unis _ près de cinq millions dans le monde en quatre mois_ et a été proclamé meilleur album rock 2005 aux Grammys.
Il faut dire qu'une telle situation ne se présente pas souvent. Mais Green Day n'est plus de toute évidence le même groupe que celui de Woodstock 94, une bande de délinquants juvéniles qui chantaient sur la masturbation et se glorifiaient de recevoir de la boue en plein visage.
Green Day a déjà connu des succès comme "When I Come Around" et "Good Riddance (Time of Your Life)", mais "American Idiot" rappelle pour certains "London Calling", du groupe "The Clash", ou "Scarecrow", de John Mellencamp, d'autres artistes qui ont vu leur inspiration monter soudainement de plusieurs crans en créativité.
Et plus étonnant encore. Alors que le format semble battre de l'aile, Green Day réalise un album en apparence vieux jeu, mais solide et bien ficelé de l'Amérique suburbaine et déconcertante de George W. Bush, une génération coincée entre les boissons soda et le Ritalin.
"Pour nous, tout a commencé avec le punk rock, mais on voulait pousser ça plus loin comme musiciens, d'expliquer le chanteur et guitariste Billie Joe Armstrong. Cette fois, on voulait tout le morceau."
Il y a dix ans, une telle ambition était considérée malsaine dans le monde du rock 'n' roll. A l'époque, les Pearl Jam, Nirvana et Soundgarden se complaisaient dans l'apathie et l'ironie, et le groupe formé par Armstrong, le bassiste Mike Dirnt et le batteur Tre Cool n'était en rien différent.
"A l'époque, c'était magnifique, mais ça pouvait aussi être un obstacle. Il fallait éventuellement briser les règles", de dire Armstrong.
"Dès le départ, on s'est dit qu'il fallait faire ce qu'il fallait pour durer longtemps, ajoute Cool. Pas de disque pour exploiter les courants actuels. Faire plutôt des disques pour l'avenir, parce qu'on aime ce qu'on fait et qu'on veut le faire encore longtemps. On s'était entendu là-dessus en commençant."
La chanson "Jesus of Suburbia" a été un tournant pour le groupe.
"On s'est dit qu'il y avait quelque chose là, explique Armstrong. On ne pouvait plus reculer. La montagne était haute, mais c'était passionnant."
Et puis, les trois musiciens n'étaient plus vraiment des jeunots. Tous étaient dans la trentaine et avaient des enfants. La maturité, l'impitoyable maturité, s'était installée. Finie les folies d'adolescents.
Dirnt lui-même a dû l'accepter après avoir proposé une idée stupide en studio. Ses collègues l'ont descendu en flammes, comme on dit, et il s'en est remis sans bouder. La maturité!
"On doit demeurer naturel tout en étant vulnérable raconte Armstrong. Réaliser qu'on fait partie du problème et ne pas simplement accuser les autres d'en être la cause. La chanson American Idiot est une proclamation d'individualité, un cri de ralliement."
Green Day ne tique même pas quand on qualifie son album d'opéra punk rock.
"J'en suis fort aise, de dire Armstrong. Je trouve ça cool. Ca existe le bon opéra rock."
"En tout cas, ça existe maintenant", d'ajouter Dirnt.
Enregistrer une nouvelle chanson n'est jamais un gage de succès. Parfois, les attentes élevées ne donnent rien; d'autres fois, c'est la surprise.
Mais pour le groupe Green Day, il ne faisait aucun doute lors de l'enregistrement de leur album American Idiot que ce serait un succès. En fait, ils le considéraient déjà comme leur meilleur. Les critiques et les autres musiciens leur ont donné raison par la suite. L'album s'est rapidement vendu à 2,1 millions d'exemplaires aux Etats-Unis _ près de cinq millions dans le monde en quatre mois_ et a été proclamé meilleur album rock 2005 aux Grammys.
Il faut dire qu'une telle situation ne se présente pas souvent. Mais Green Day n'est plus de toute évidence le même groupe que celui de Woodstock 94, une bande de délinquants juvéniles qui chantaient sur la masturbation et se glorifiaient de recevoir de la boue en plein visage.
Green Day a déjà connu des succès comme "When I Come Around" et "Good Riddance (Time of Your Life)", mais "American Idiot" rappelle pour certains "London Calling", du groupe "The Clash", ou "Scarecrow", de John Mellencamp, d'autres artistes qui ont vu leur inspiration monter soudainement de plusieurs crans en créativité.
Et plus étonnant encore. Alors que le format semble battre de l'aile, Green Day réalise un album en apparence vieux jeu, mais solide et bien ficelé de l'Amérique suburbaine et déconcertante de George W. Bush, une génération coincée entre les boissons soda et le Ritalin.
"Pour nous, tout a commencé avec le punk rock, mais on voulait pousser ça plus loin comme musiciens, d'expliquer le chanteur et guitariste Billie Joe Armstrong. Cette fois, on voulait tout le morceau."
Il y a dix ans, une telle ambition était considérée malsaine dans le monde du rock 'n' roll. A l'époque, les Pearl Jam, Nirvana et Soundgarden se complaisaient dans l'apathie et l'ironie, et le groupe formé par Armstrong, le bassiste Mike Dirnt et le batteur Tre Cool n'était en rien différent.
"A l'époque, c'était magnifique, mais ça pouvait aussi être un obstacle. Il fallait éventuellement briser les règles", de dire Armstrong.
"Dès le départ, on s'est dit qu'il fallait faire ce qu'il fallait pour durer longtemps, ajoute Cool. Pas de disque pour exploiter les courants actuels. Faire plutôt des disques pour l'avenir, parce qu'on aime ce qu'on fait et qu'on veut le faire encore longtemps. On s'était entendu là-dessus en commençant."
La chanson "Jesus of Suburbia" a été un tournant pour le groupe.
"On s'est dit qu'il y avait quelque chose là, explique Armstrong. On ne pouvait plus reculer. La montagne était haute, mais c'était passionnant."
Et puis, les trois musiciens n'étaient plus vraiment des jeunots. Tous étaient dans la trentaine et avaient des enfants. La maturité, l'impitoyable maturité, s'était installée. Finie les folies d'adolescents.
Dirnt lui-même a dû l'accepter après avoir proposé une idée stupide en studio. Ses collègues l'ont descendu en flammes, comme on dit, et il s'en est remis sans bouder. La maturité!
"On doit demeurer naturel tout en étant vulnérable raconte Armstrong. Réaliser qu'on fait partie du problème et ne pas simplement accuser les autres d'en être la cause. La chanson American Idiot est une proclamation d'individualité, un cri de ralliement."
Green Day ne tique même pas quand on qualifie son album d'opéra punk rock.
"J'en suis fort aise, de dire Armstrong. Je trouve ça cool. Ca existe le bon opéra rock."
"En tout cas, ça existe maintenant", d'ajouter Dirnt.


